samedi 22 août 2015

Rattrapages_Geek - Episode 17 : Science-fiction & société

Science-fiction & société

une symbiose équilibrée ?


Pour ce 17e épisode des rattrapages_geek, Farth nous a entraînés sur les chemins de la littérature de science-fiction afin que tous puissent en profiter pour prolonger leurs lectures estivales.

A travers une histoire de la science-fiction, depuis le Frankenstein de Mary Shelley jusqu'aux plus récentes parutions, la présentation s'est efforcée de montrer les liens forts existant entre la SF et la société dans laquelle elle évolue. Dans ce cadre, on peut dire que la SF est la littérature la plus à même d'être en phase avec la société et d'exprimer ses angoisses et attentes.

On peut ainsi aisément découper l'histoire de la science-fiction en plusieurs étapes :
  • les précurseurs au XIXe siècle (Mary Shelley, Jules Verne, H.G. Wells principalement), où le défrichage se fait dans une sorte de merveilleux scientifique (Verne) pour aller vers la critique sociale (Wells).
  • l'entre-deux-guerres, où les Américains font preuve d'optimisme pour le progrès et où les pulps envahissent le marché avec le début des auteurs de l'âge d'or (Asimov, Heinlein, Bradbury), pendant que l'Europe sombre dans le pessimisme et la dystopie (Barjavel, Zamiatine, Huxley).
  • l'après Seconde Guerre mondiale, où la propagande contre les Soviétiques ainsi que la défiance face aux horreurs des sciences nous donnent des récits d'invasions d'extra-terrestres et de mutants.
  • les années 60-70, où la contre-culture et les sciences sociales vont donner un nouvel essor à la SF, lui apporter de nouvelles thématiques grâce à une foule de jeunes auteurs : défiance envers l'état (Dick), guerre du Vietnam (Shepard, Haldeman), pouvoir des médias (Spinrad), expérimentations sociales (Ballard, Boule, Brunner),  libération sexuelle (Farmer), écologie (Herbert)...
  • les années 80-90 voient l'arrivée du cyberpunk par la conjonction d'un affaiblissement de l'État face aux entreprises, au mouvement punk en musique et aux débuts de l'informatique grand public (Gibson, Williams, Stephenson, Sterling).
  • et depuis, les thématiques sont très scientifiques et tournent autour de la conquête du système solaire (Robinson), du transhumanisme (Egan), de l'émergence des intelligences artificielles avec le symbole de la singularité (Egan).
Une illustration avec des affiches de cinéma des années 50

Nous espérons donc vous voir nombreux pour le prochain rattrapages_geek qui parlera cette fois de nos amis les dragons. Malgré le mois d'août, le succès a encore été au rendez-vous comme le montre le public avec qui le débat a été, cette fois encore, des plus intéressant, notamment en ce qui concerne les problématiques actuelles de la science-fiction : transhumanisme et singularité.
Un public nombreux et passionné

(Merci à Véronique pour les photos)

Bibliographie conseillée :

  • Frankenstein, où le Prométhé moderne - Mary Shelley (1818-1831)
  • 20.000 lieux sous les mers - Jules Verne (1870)
  • Robur le conquérant - Jules Verne (1876)
  • La machine à voyage dans les temps - H.G. Wells (1895)
  • L'île du Dr Moreau - H.G. Wells (1896)
  • Nous autres - Ievgueni Zamiatine (1920)
  • Les navigateurs de l'infini - J.H. Rosny aîné (1925)
  • Le meilleur des mondes - Aldous Huxley (1932)
  • A la poursuite des slans - A.E. Van Vogt (1946)
  • Le monde des non-A - A.E. Van Vogt (1948)
  • 1984 - George Orwell (1949)
  • Cristal qui songe - Theodore Sturgeon (1950)
  • Fahrenheit 451 - Ray Bradbury (1953)
  • Les plus qu'humains - Theodore Sturgeon (1956)
  • La planète des singes - Pierre Boule (1963)
  • Tous à Zanzibar - John Brunner (1968)
  • Jack Barron et l'éternité - Norman Spinrad (1969)
  • Dune - Frank Herbert (1970)
  • Crash - James Ballard (1973)
  • La guerre éternelle - Joe Haldeman (1974)
  • Sur l'onde de choc - John Brunner (1975)
  • Substance Mort - Philip K. Dick (1977)
  • Neuromancien - William Gibson (1984)
  • Dr Adder - Kevin Jeter (1984)
  • Câblé - Walter John Williams (1986)
  • Le samouraï virtuel - Neal Stephenson (1992)
  • La cité des permutants - Greg Egan (1994)
  • La route - Cormac McCarthy (2006)
  • Le voleur quantique - Hannu Rajaniemi (2010)
  • 2312 - Kim Stanley Robinson (2012)

samedi 25 juillet 2015

Rattrapages_Geek - Episode 16 : La Zone de Livres Echange

La Zone de Livres Echange

Le thème de ce 16ème épisode des rattrapages_geek pour le mois de juillet était une discussion et un partage autour des littératures de l'imaginaire, indispensable comme il se doit en période de vacances.

Après une rapide présentation, les animateurs du jour (Hélène, Véronique, Rafael et Farth) se sont succédés pour présenter les livres du jour.
Pour rappel, le principe en est le suivant : toute personne peut venir apporter un livre, en parler pendant quelques minutes pour le présenter et le laisser en fin de séance pour la personne qui s'y intéresse le plus. Ceux-ci sont ensuite encouragés à les rapporter lors des prochains rattapages_geek pour que d'autres en profitent.

La moitié de notre équipe de choc prête à en découdre
L'autre moitié de l'équipe (Farth & Véro)

La liste des ouvrages libérés avec, de gauche à droite:

  • Petit déjeuner au crépuscule de Philip K. Dick, libéré par Hélène, propose ici trois nouvelles écrites à ses débuts où l'auteur commence à laisser libre court à sa paranoïa.
  •  Le tome 1 du Cycle des Robots d'Isaac Asimov, libéré par Hélène, nous présente en six nouvelles comment les trois lois de la robotiques peuvent générer des situations imprévisibles malgré leurs grandes simplicités.
  • Le grand secret de René Barjavel, libéré par Fae, nous fait suivre Jeanne dans sa recherche de son grand amour perdu. Sa disparition semble tourner autour d'un secret qui pourrait changer la face du monde.
  • La stratégie Ender d'Orson Scott Card, libéré par Fae, nous présente le destin d'un enfant prodige et de sa fratrie endoctriné par les militaires pour aider le monde à combattre une ménace extra-terrestre.
  • Le pion blanc des présages de David Eddings, libéré par Fae, nous présente, dans ce premier tome de La Belgariade, le destin d'un jeune garçon de ferme sur lequel repose l'avenir de tout un monde.
  • Carbone modifié de Richard Morgan, libéré par Farth, nous présente un polar technologique où un enquêteur est contacté par un riche immortel pour enquêter sur sa propre mort.
  • Le guide galactique de Douglas Adams, libéré par Farth, nous narre l'histoire délirante d'Arthur Dent, sauvé in extremis de la destruction de la Terre suite à la construction d'une autoroute galactique.
  • La planète des singes de Pierre Boulle, libéré par Véronique, nous raconte l'histoire d'explorateurs de l'espace arrivant sur une planète où les grands auraient évolué à la place de l'espèce humaine.
  • Mécomptes de Fées de Terry Pratchett, libéré par Portiz, nous fait découvrir une partie de l'univers du Disque-Monde, à travers le regard de trois sorcières qui parcourent le monde des contes de fées.
  • Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley, libéré par Farth, nous montre une société utopique eugéniste divisée en de nombreuses castes en fonction de l'utilité de chacun.
  • Béni soit l'atome de René Barjavel, libéré par Fae, propose un ensemble de six nouvelles post-apocalyptiques sur fond de catastrophe nucléaire.
  • Deux tomes du comics The Sandman, de Neil Gaiman, libéré par Rafael, pour nous présenter l'univers particulier de ce comics, bien différent des histoires de super-héros habituelles.
  • Demain les chiens et Le pêcheur de Clifford Simak, diversement libérés, nous présente deux histoires assez typiques de cet auteur de SF des années 50-60.
  • et pour finir, libéré par Rafael, un roman se situant dans l'univers de World of Warcraft.
Nous espérons vous voir nombreux pour le prochain rattrapages_geek. Malgré l'été, le succés a encore été au rendez-vous comme le montre le public avec qui le débat a été des plus intéressant et qui a également participé à la présentation d'une partie des romans.
La salle captivée par le débat pendant qu'un animateur dort au fond.

(Merci à Rafael pour les photos)

samedi 27 juin 2015

Rattrapages_Geek - Episode 15 : Emergence des héroïnes dans la BD francophone

Emergence des héroïnes dans la BD francophone


« À la fin des années 1960, on n'imaginait pas qu'une femme puisse devenir une héroïne de bande dessinée » (Roger Leloup)… Du moins, sous nos contrées francophones, car les comics proposaient des supers-héroïnes depuis longtemps (Wonder Woman, 1941). Mafalda imposait sa maturité et son pessimisme politique argentin depuis 1964. Et Bécassine fut le premier personnage féminin de la BD française (histoires illustrées à partir de 1905, puis BD au début des années 1930).
Quelles sont ces héroïnes de la BD francophone qui apparaissent à la fin des années 1960, dans quels mondes évoluent-elles (science-fiction, aventure, moyen-âge parodique, médiéval fantastique), comment sont-elles apparues ?

Ce rattrapage_geek visait à faire découvrir ces premiers personnages féminins de la culture de l’imaginaire, par ailleurs reflets ou modèles (voire contre-modèles) pour de nombreuses geekettes des premières générations ! L’exposé s’est limité aux personnages principaux, option « gentils » et ayant donné leur nom au titre de la BD (à l’image de ce qui se faisait alors souvent pour les héros).

Pour commencer, et en tenant compte que la culture est indissociable de la société, quelle était la place de la femme en France, à la fin des années 1960 ? Les femmes viennent juste d’acquérir le droit d’exercer une profession et d’ouvrir un compte bancaire sans l’autorisation du mari (1965) ! La capacité civile de la femme mariée et le droit de vote des femmes sont alors récents : respectivement 1938 et 1944. Il faudra attendre 1967 pour l’abrogation de la loi de 1920 interdisant toute contraception et 1970 pour que l’autorité parentale consacre l'égalité des pouvoirs et devoirs du père et de la mère dans l'éducation des enfants…
Et dans la culture audio-visuelle (majoritairement anglo-saxonne), après Maria en 1927 (Metropolis), la grande révolution sera Nyota Uhura en 1966, personnage – femme noire – de l'univers de fiction de Star Trek. Si nous avons le droit aux jolis macarons de la Princesse Leia en 1977 (Star Wars), il faudra attendre Ellen Ripley en 1979 (Alien) pour avoir une héroïne en personnage central.

Dans la BD francophone tout public, les amateurs d’aventure et d’anticipation, voire de SF, vont pouvoir suivre dès 1970 les péripéties d’une jeune ingénieure japonaise en électronique, Yoko Tsuno, créée par le dessinateur belge Roger Leloup (1er album en 1972).
D'abord envisagée comme un personnage secondaire, puis secondée par deux fidèles amis (Vic Vidéo et Pol Pitron), Yoko va être amenée à résoudre des enquêtes ou des énigmes en mobilisant ses connaissances scientifiques, sans éluder les questions éthiques (vie-mort, humain-robot…), à voyager dans l’espace et dans le temps…
Célibataire (relation ambiguë avec Vic), elle adopte une petite fille, Rosée du matin, qui va la suivre dans ses aventures.
Pour aller plus loin :

Contemporaine de Yoko Tsuno, Natacha, est une héroïne complémentaire et non concurrente, dessinée par le Belge François Walthéry à partir de 1965 (1er album en 1970).
Hôtesse de l'air sexy et débrouillarde, féministe et célibataire endurcie, elle a le don pour se retrouver dans des situations périlleuses
Pour aller plus loin :

Le public jeune a aussi le droit à son héroïne, Isabelle, petite fille en apparence normale, mais qui vit des histoires extraordinaires dans le monde des sorciers.
Créé en 1969 par les Belges Will au dessin et Yvan Delporte et Raymond Macherot au scénario (1er album en 1972).
Pour aller plus loin :

Le public adulte n’est pas oublié : Barbarella, une héroïne de science-fiction, dessinée sur le modèle de Brigitte Bardot par le Français Jean-Claude Forest en 1962 (1er album en 1964), qui voyage de planète en planète, vivant des aventures débridées.
« Barbarella est une fille libre, sauvage, indépendante (…) elle n'est absolument pas scandaleuse ». A une époque où les femmes avaient peu de droits...
Le 1er volume sera adapté au cinéma en 1968 par Roger Vadim : Barbarella, avec Jane Fonda dans le rôle-titre, mais en perdant sa dimension féministe.
Pour aller plus loin :

Faisons une entorse aux limites de cet exposé, enfin presque, avec Laureline, personnage de la BD française tout public Valérian, agent spatio-temporel, héroïne créée en 1967 par Pierre Christin et Jean-Claude Mézières (1er album en 1970), puis sauvée par le courrier des lecteurs de Pilote et qui n’a vu son nom apparaître dans le titre de la BD qu’au bout de 40 ans : Valérian et Laureline.
Ravissante jeune fille aux longs cheveux roux, née dans la forêt d'Arelaune autour de l'an mil, gagne le 28e siècle en compagnie de Valérian et devient agent des Services de l'Espace-Temps installés à Galaxity (capitale de la Terre et de l'Empire Galactique Terrien).
Laureline est le contre-poids de Valérian : femme de tête, elle sort bien souvent Valérian des guêpiers où, homme d'action plus que de réflexion, il ne manque pas de tomber.
Pour aller plus loin :

Quelques années plus tard, en 1976, une nouvelle héroïne fait son apparition, avec un (gros) soupçon de fantastique et une (grosse) pincée de steampunk : Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec.
Fruit de l’imagination du Français Jacques Tardi, cette jeune feuilletoniste parisienne fait preuve d'une perpétuelle curiosité et semble attirer les ennuis, voire la haine de ses contemporains.
Blessée à plusieurs reprises, elle est même assassinée mais ramenée à la vie par des méthodes scientifiques.
Pour aller plus loin :

Après la SF et le fantastique, passons au médiéval. Et commençons par Cellulite, jeune princesse coiffée de deux macarons, bien avant Leia, et vivant dans une époque médiévale parodique.
Créée en 1969 par… une femme, la Française Claire Bretécher (1er album en 1972), ses aventures sont axées sur la recherche du prince charmant, enfin du premier venu qui voudrait bien l’épouser.
Pour aller plus loin :

L’heroic fantasy aura aussi son héroïne à partir de 1979 (1er album en 1982) : Aria, guerrière (mercenaire), sans attache (sauf son cheval), luttant pour sa liberté et vivant à une époque de type médiéval fantastique et située dans le futur.
Son passé est très violent et a façonné son caractère : orpheline à 3 ans, enlevée par un malfrat, vendue, maltraitée, elle s'est révoltée et enfuie.
Pour aller plus loin :

Les auteurs de la BD francophone ont proposé de très beaux personnages féminins au moment où la société essayait de devenir plus égalitaire, la femme n’étant plus considérée légalement comme une mineure éternelle.
Depuis, de nombreux héros, hommes et femmes, sont nés de l’imagination de dessinateurs et scénaristes, hommes et femmes, pour le plus grand plaisir de toutes les générations de geeks.
On peut néanmoins déplorer que ce que l'on retient souvent plus chez les héroïnes actuelles soit leur plastique plutôt que leur cerveau.
Aux jeunes générations de poursuivre et de défendre cette égalité, pour les personnages gentils comme les méchants  !

samedi 30 mai 2015

Démonstration de 3Doodler à Geekopolis

Il y a quelques semaines, l'un de nos membres est tombé sur une vidéo présentant le 3Doodler. Rapidement, une idée un peu dingue est née : présenter cet outil de folie sur le stand de l’association lors du Festival Geekopolis pour réaliser un Tardis en 3D en référence à la série britannique Dr Who.
Le distributeur du 3Doodler en France

J'ai donc contacté Makershop.fr le distributeur du 3Doodler en France pour voir si un partenariat était possible. Ils ont accueilli notre projet avec bienveillance et nous ont envoyé tout le matériel nécessaire. A nous de jouer !

Pour que chaque visiteur sur notre stand puisse participer à un projet plus collectif, nous avons aussi choisi de réaliser des pièces de Tetris en 3D.

Le stylo

Nous avons donc reçu deux exemplaires du stylo 3Doodler une semaine avant le Festival. Cela faisait peu de temps pour s’entraîner, car nous avions très peur que la prise en main soit difficile.

Il n'en est rien !

Nous avons organisé un weekend 3Doodler qui nous a permis de nous éclater sur les premiers carrés. Nous avons globalement mis 1 heure chacun pour nous habituer au stylo.
Il est vrai que nous avons fait le choix, pour plus de facilité, de réaliser des objets 3D à partir d'éléments en 2D ensuite réunis. La création en 3 dimensions est nettement plus difficile car il faut avoir une maîtrise de ses gestes, ce qui n'est pas donné à tout le monde, mais avec de l'entraînement ça vient.


Revenons à ce stylo 3D. Il est léger et maniable, bien équilibré, les doigts se positionnent facilement dessus. Très facile à mettre en marche, pour choisir son réglage et à charger avec un bâton de plastique. Tout de suite, on appuie sur un bouton, l'appareil ronronne et le plastique fondu sort à haute température. Par contre, attention aux doigts, car la pointe chauffe à plus de 200°C.


L'utilisation est simple, c'est lors de la maintenance que les choses se corsent...
Car pour nettoyer l'engin, il faut ouvrir la trappe sur le stylo et là, armé d'une pince à épiler, vous galérez pendant un petit moment. Mais bon avec de la patience, on y arrive...

Un petit truc : comme nous n'avions pas de support permettant de poser le stylo la tête en bas, gadget qui nous semble bien utile pour ne pas se brûler, nous avons utilisé un pot en verre dont nous avons percé le couvercle pour laisser passer le capuchon en plastique de protection (voir photo ci-contre).


La démonstration sur Geekopolis
Pendant les deux jours du festival Geekopolis, nous avons organisé une démonstration du 3Doodler sur notre stand dans le quartier Nautilus, à raison d'une heure sur deux. De longs temps de pause me direz-vous, c'est vrai, mais c'était important de le laisser se reposer, car lorsqu'il chauffe de trop, l'appareil devient poussif.
C'est plus de 60 personnes qui ont pu tester l'objet pendant les 10 heures d'atelier réalisées. L'engouement a été immédiat !
Le stand n'a pas désempli. Généralement chacun a réalisé deux petits carrés de couleur pour construire les pièces de Tetris. La première complètement ratée et la deuxième utilisable pour la création commune. Plusieurs personnes ont aussi souhaité essayer d'autres types de créations, directement en 3D.

Pour The Geek Side, ce fut donc une belle réussite !


La fabrication du Tardis
Largement commencé sur le stand pendant le week-end, j'ai profité du lundi férié pour le finaliser.

Voici comment nous avons opéré :
- Tout d'abord, le dessin 2D de chaque face : nous avions récupéré sur le net des blueprints utilisés normalement pour faire de la modélisation 3D, que nous avons ensuite imprimés.
- Puis chaque porte a ensuite été faite à plat, sur le papier. Pensez bien à imprimer chaque face car le papier est abîmé après une réalisation.
- Nous avons ensuite réuni les éléments en ajoutant du relief
- Puis, les petits détails qui n'étaient pas de couleur bleu ont été ajoutés. La partie écrite n'est vraiment pas facile à faire car lorsqu'on lève le stylo le plastique continue à sortir, il faut donc couper les filaments après coup.
- La lampe sur le dessus a été réalisée en 3D directement avec du plastique translucide. Il faudrait une petite LED pour finaliser l'ensemble et pour que la transparence soit plus visible.

En tout il nous a fallu 38 bâtonnets bleus, 4 blancs, 4 noirs, 1 translucide.
Comme les recharges de 25 n'ont que 5 bâtonnets de chaque couleur, nous avons pillé 8 recharges pour avoir suffisamment de bleu.





Pourquoi on a adoré
+ C'est facile d'utilisation en 2D, accroche faible sur papier blanc, donc a plat, il y a beaucoup de choses à faire. Le montage se fait aussi grâce au 3Doodler
+ On peut vraiment faire de la 3D avec un peu d'entrainement
+ Possibilité de faire des éléments fins, translucides et pliables ou au contraire, épais et solides.
+ Pas d'odeur désagréable...

Quelques bémols
- Les bâtonnets partent super vite, et mine de rien ce n'est pas donné (10€ les 25 environ).
- Le ronronnement du moteur fini par être un peu usant à la longue.
- Le nettoyage du stylo n'est pas facile
- L'objet est quand même un peu fragile ou capricieux.
Sur les deux 3Doodler qui nous ont été fournis, l'un d'entre eux était défectueux et a refusé de fonctionner au bout d'une heure d'utilisation. Nous avons contacté le service technique de Makershop.fr qui nous a guidés à distance pour essayer de remettre l'appareil en état de marche. Comme il ne voulait rien savoir, le SAV nous a renvoyé un autre 3Doodler qui est arrivé à temps pour le Festival. Le service technique a vraiment été sympa, professionnel et réactif, donc rien à dire.
En résumé, on s'est bien éclatés, c'est un objet rigolo, un peu gadget si vous n'êtes pas un créatif mais si vous l'êtes, vous aurez mille idées pour mettre le 3Doodler à contribution.

Merci à Fabrice pour la coordination de l'activité sur le Festival et à Philippe, Raf et Dan pour les photos.

samedi 28 février 2015

Rattrapage_Geek - Episode 13 : Avoir une vie privée sur Internet

Avoir une vie privée sur Internet

Pour ce treizième épisode de Rattrapage_Geek, nous avions deux invités de marque, Genma et Aeris des Cafés Vie Privée, venus parler avec nous de la manière dont nous pouvons, et devons, maintenir une vie privée sur Internet.
Présentation générale

Pour commencer, Genma nous a dressé le portrait d'une société dystopique sous la forme d'un jeu de rôle cyberpunk dans la France de 2035. Le but était de montrer comment, en utilisant les technologies actuelles ou en préparation, nous arriverons bientôt à une société où toute notre vie sera enregistrée, traitée et analysée pour un meilleur contrôle de l'individu (par un état ou, plus probablement, par des entreprises privées).

Eric, en plein 2035

En seconde partie, après avoir présenté le concept des Cafés Vie Privée, Genma et Aeris nous ont parlé des différentes techniques utilisables pour maintenir privée une partie de sa vie (navigateur TOR par exemple), ainsi que des bonnes recommandations et mesures d'hygiène à mettre en place au niveau personnel :
  • utilisation de pseudo ;
  • comptes bien séparés sur les réseaux sociaux ;
  • éviter certains services réputés peu soucieux de la vie privée ;
  • privilégier le chiffrement le plus souvent possible (navigation, messagerie, etc.).

Public de la France de 2015

samedi 13 décembre 2014

Rattrapage_Geek - Episode 11 : Jeux de plateau & Petits jeux - Spécial Noël

Jeux de plateau & Petits jeux - Spécial Noël

Pour se détendre après cette première année de Rattrapage_Geek, l'association a proposé un concept un peu différent placé sur une étoile résolument ludique !

Pour ce dernier épisode de l'année était proposé un concept un peu décalé : Le casino Merdouilles :
  • Chacun devait apporter un petit objet (ici nommé merdouille), par exemple : un objet publicitaire, une surprise kinder... geek si possible, kitch, ridicule ou sympa...
  • Cet objet donnait droit à des tickets numérotés que l'on pouvait miser lors des jeux de l'après-midi ;
  • A la fin de l'après-midi, les merdouilles apportées par les uns et les autres ont été distribuées par tirage au sort grâce aux tickets numérotés.
L'esprit de noël geek a régné sur nous ce jour-là.

samedi 25 octobre 2014

Rattrapage_Geek - Episode 9 : Le Pingouin et le Gnou, une Fable Libre !

Le Pingouin et le Gnou, une Fable Libre !

Pour ce neuvième Rattrapage_Geek, nous avons laissé la parole à Luc Fiévet de l'association April (April - Promouvoir et défendre le logiciel libre) pour nous faire découvrir l'informatique libre.
Luc, notre animateur du jour
Venu au logiciel libre en tant qu'utilisateur néophyte en informatique, ce sont les notions de liberté et ce qu'elles apportent qu'il venait aujourd'hui présenter.
Présentation générale


Après une présentation de l'association April, qui oeuvre depuis 1996 pour la promotion du logiciel libre, il nous narra l'histoire du projet GNU qui, depuis 1983, a posé les bases du logiciel libre à travers les 4 libertés fondamentales :
  • 0 : la liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages ;
  • 1 : la liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins ;
  • 2 : la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies) ;
  • 3 : la liberté d'améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.
D'abord limité au logiciel, ces principes généraux sont maintenant déclinés au hardware ou à l'art, à travers la licence Art Libre par exemple. C'est d'ailleurs sous cette licence que Luc diffuse ses oeuvres (Les Sbires)